J’ai eu la chance d’être de nouveau sélectionnée pour participer à l’aventure du trek en terre inconnue, organisée tous les ans par l’agence Atalante.
Le principe est simple: on découvre la destination le jour du départ à l’aéroport puis le programme nous est dévoilé sur place, au jour le jour.
A l’aéroport, l’excitation gagne le groupe, où allons nous partir ? Chaque participant découvre une photo avec un indice de la destination et peu à peu les suppositions fusent.
Saurez vous découvrir la destination à l’aide des photos reçues?
Le suspens est levé: destination le Sultanat d’Oman. Quelle joie, cette destination faisait partie de nos projets de voyage. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, je vais me laisser porter pour découvrir ce pays et profiter de chaque instant.
Nous prenons un vol pour Muscat puis un vol intérieur pour Salalah au Sud d’Oman.
A l’arrivée, nous faisons connaissance avec nos guides qui vont nous accompagner durant tout le séjour et avec lesquels une réelle amitié va se créer. Merci à Zaid qui va nous accompagner dans les randonnées, Suleiman et Salim, nos chauffeurs omanais, toujours attentionnés et prévoyants.
Samedi 3 Octobre: Visite de Salalah
Salalah est la capitale de la province du Dhofar, qui se situe au Sud du sultanat d’Oman, à la frontière avec le Yémen. Malgré sa proximité avec la frontière yéménite, Salalah et le Dhofar restent des endroits parfaitement sûrs dans le sud d'Oman.
Salalah, est une ville très étendue, lumineuse avec ses maisons aux façades blanches qui n’excèdent pas plus d’un étage, ses plantations de bananes, ses palmeraies et ses plages de sable blanc à perte de vue. A la tombée du jour, nombreux sont les omanais à venir en 4x4 sur la plage (ou en bordure de plage) pour profiter du coucher de soleil depuis leur voiture. Ici l’essence ne coute pas cher: 0,55 € / litre, et beaucoup d’omanais possèdent de puissants 4x4.
Nous découvrons notre hôtel où une courte pause de récupération sera la bienvenue, suivie d’une baignade dans une eau à 25 degrés puis nous partons à la découverte de Salalah.
Nous visitons le Le Frankincense Land Muséum (musée des Terres de l'encens), au sein du site archéologique d'Al Baleed, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, qui retrace l'histoire maritime de la ville et son rôle dans le commerce des épices.
De cet ancien port marchand du XIIe siècle, il reste aujourd’hui quelques murs fortifiés ainsi que les vestiges d’une mosquée, datant du 10ème siècle, comportant à l’origine, une magnifique salle de prières soutenue par 144 colonnes de pierre dont les fondations restent visibles aujourd’hui. On peut également voir les vestiges du palais et des fortifications défensives. Ces structures constituaient le centre politique et administratif de l'ancienne cité et figurent parmi les plus grandes ruines subsistant dans le parc.
Le musée des terres d’encens, accueillant dans sa cour intérieure un vieil arbre à encens, décrit le patrimoine maritime d'Oman à travers de magnifiques maquettes de navires traditionnels, d'anciennes techniques de navigation et l’historique des routes commerciales.
Hommage à deux personnalités marquantes à Oman: Le Sultan Qabous Ibn Saïd (à droite sur la photo) qui a régné pendant 50 ans et qui était très apprécié par le peuple pour sa politique sociale, son engagement de neutralité, son intégrité, décédé en 2020 et son cousin, Haïtham ben Tariq, son successeur.
Dimanche 4 Octobre: Salalah et la transhumance
Tout le monde se retrouve pour le debriefing de la journée, photo de groupe avant le départ et direction Wadi Nahiz, vallée connue pour ses collines verdoyantes, ses routes de montagne, ses points de vue et son atmosphère paisible.
Les chauffeurs nous conduisent sur les hauts plateaux du Dhofar pour aller explorer le Wadi Nahiz
Le wadi (oued en arabe, signifiant une vallée ou un cours d'eau situé dans une région désertique ou semi aride) devient complètement différent pendant les mois de mousson lorsque la pluie, la brume, la bruine transforment le paysage en un paradis naturel avec des rivières qui se gorgent d’eau, des cascades qui se forment et des prairies qui se couvrent de végétations et de fleurs. C'est à la fin de la mousson (Khareef) vers fin Septembre, que démarre la traditionnelle transhumance des chameaux, l’Al Khatla. Les bergers conduisent leurs troupeaux de dromadaires des plaines côtières vers les hauteurs des montagnes couvertes d'une végétation luxuriante et d'herbes fraîches, offrant de vastes pâturages, essentiels pour nourrir les bêtes. Cette migration séculaire illustre la relation intime entre les éleveurs bédouins et leurs dromadaires, qui fournissent traditionnellement lait, viande, et marquent l'identité sociale de la région.
Nous marchons toute la matinée et nous retrouvons les chauffeurs qui ont amené les voitures à mi parcours pour la pause déjeuner à l’ombre salutaire des arbres, il fait extrêmement chaud et tout le monde apprécie cette pause suivie d’une petite sieste pour attendre que les températures baissent un peu.
Puis nous repartons à la recherche des bergers qui se sont déplacés sur les hauteurs. Les dromadaires, eux ne se préoccupent pas de savoir où est leur berger, ils se déplacent en groupe et se délectent de feuilles d’acacia et des jeunes pousses des arbres.
Après plusieurs heures de marche, nous finissons par trouver les bergers, certains bergers se regroupent pour partager leur repas, échanger entre eux, d'autres préfèrent rester seuls pour se reposer à l'ombre, mais leur sourire est toujours présent lorsque nous les croisons et malgré la barrière de la langue, le dialogue s'installe. Nous en croisons quelques uns et nous sommes conviés à boire le thé avec eux et à participer à un shooting photo car ils semblent être heureux et surpris de rencontrer des européens.
Nous passons notre première nuit en bivouac sur les hauteurs de Salalah. Après avoir suivi les consignes de montage de tente, chaque couple repère le numéro de sa tente et essaie de reproduire le dressage de tente. Tout le monde s’en sort bien !!
Lundi 5 Octobre: Salalah village
Après notre première nuit en bivouac, nous reprenons le chemin emprunté la veille pour nous rendre au village berbère avec sa mosquée. Notre guide Zaïd nous explique les fondements de l'islam qui est la religion principale d'Oman, et nous donne une vision très différente de celle véhiculée en France.
Une longue pause pique nique à l'ombre des acacias, suivie d'une partie de pétanque avec des crottes de chameau et des pierres (on n’a pas pensé à emmener des boules de pétanque!!) Puis, lorsque les températures baissent un peu, nous reprenons notre marche en direction du bivouac installé sur les hauteurs de Salalah. La journée se termine au bord de la mer pour une baignade revigorante car même si nous n'avons pas fait beaucoup de kilomètres, la journée a été très éprouvante à cause de la chaleur.
De retour de la plage, les garçons se mettent au travail, pendant que les filles papotent, supervisent les responsables épluchage et refont le monde …
Nous fêtons les 38 ans de Dimitri, les guides, toujours aussi prévoyants, ont même acheté un gâteau. Et pour qu’il n’y ait pas de jaloux, chacun des voyageurs reçoit son propre mug qui nous sera très utile pendant le trek .
Mardi 6 Octobre: Salalah et ses cascades
Nous nous rendons dans les montagnes du Dhofar ou une belle surprise nous attend: une magnifique cascade ou nous allons pouvoir nous rafraîchir, nager et par la même occasion nous laver ! La chaleur est toujours aussi intense, amplifiée par l'humidité ambiante.
En fin de journée, nous reprenons la voiture pour rejoindre la côte et emprunter à pied un sentier longeant la falaise. Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil et arriverons à la tombée de la nuit.
Bivouac sur la falaise.
Mercredi 7 Octobre: Salalah et ses plages
En contre bas, nous découvrons l'épave d'un navire abandonné. Il s'agit d'un grand cargo connu sous le nom de MV Jernas, Après avoir été abandonné par ses propriétaires, le navire est resté ancré au large des côtes avant que le cyclone Mekunu ne le pousse sur le rivage rocheux en 2018. Depuis, il est resté durablement ancré.
RDV à 6h30 pour une séance de yoga face à la mer avec en prime le lever de soleil !! La salutation au soleil s’impose.
8h00: Les sacs sont bouclés, les tentes repliées, petit déjeuner terminé, tout le monde est prêt à partir pour cette journée plage- sable blanc- mer turquoise.
Nous commençons notre randonnée en longeant la côte sur d'impressionnantes falaises calcaires qui s'élèvent de façon spectaculaire au-dessus de la mer d'Arabie. On se croirait presque en Cornouailles, avec la chaleur en plus. Ces falaises forment un décor grandiose tout en contribuant à préserver le caractère sauvage du site. Une longue descente avant d'atteindre la plage (déserte en cette période mais très populaire pendant le Khareef avec les omanais du Nord et les arabes saoudiens venant chercher un peu de fraîcheur) .
Baignade dans une eau avoisinant les 25 degrés !
Ensuite nous reprenons la voiture pour rejoindre la plage de Rakhyut où sera installé notre bivouac. Nous empruntons la magnifique route 45, taillée dans la roche avec des virages en épingle à cheveux et des vues panoramiques sur les gorges pour ensuite commencer une spectaculaire descente vers la plaine côtière du Dhofar. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres du Yémen.
Après avoir installé les bâches de protection, petite sieste pendant les heures chaudes avant de reprendre une marche sur la plage.
La journée se termine dans le stress: Audrey, partie se baigner, s’est peu à peu éloignée du bord et avec les courants, elle ne parvenait pas à revenir. Heureusement elle n'était pas seule et Jeff l'a aidé à rester calme et à ne pas paniquer pour revenir au bord.
Jeudi 8 Octobre: Rakhyut, la porte du désert
Mirbat abrite l'un des plus grands baobabs géants d'Oman et de la péninsule arabique, estimé à plus d’un millénaire. Sa croissance est favorisée par Khareef (la mousson saisonnière de juin à septembre), qui apporte brumes, humidité et fraîcheur sur ces versants désertiques en apparence.
La construction d'une nouvelle route côtière de 20km permettant de relier Dhalkut à Rakhyut a remplacé le sentier pédestre que nous devions emprunter. Cela rend le parcours difficile à cause de la chaleur se réfléchissant sur le bitume. Pause déjeuner à l'ombre des voitures, suivie d'une sieste pendant les heures chaudes du début d'après midi. Au vue de la fatigue de tous, nous décidons de raccourcir l'étape en s'avançant en voiture et de ne faire que les 6 derniers kilomètres à pied, au lieu des 12 prévues . Ce soir, on dort dans un hôtel, très rustique. Une surprise au diner, nos guides nous ont préparé des langoustes !!
VENDREDI 9 OCTOBRE: EN ROUTE VERS LE DÉSERT
Après une nuit dans cet hôtel, nous partons en voiture pour une longue traversée du Sud au Nord pour rejoindre le désert de Rhub Al Khali, (surnommé le quart vide en raison de son faible nombre de colonies humaines permanentes, à l'exception de quelques bédouins encore itinérants; mais la majorité est de plus en plus sédentarisée grâce à l'aide du sultan qui leur offre des logements sociaux pour leur permettre l'accès aux écoles, aux infrastructures de santé et vivre dans de meilleures conditions d’hygiène...)
C'est le plus grand désert de sable du monde, il est situé essentiellement en Arabie Saoudite et déborde sur Oman et le Yémen. Certaines dunes atteignent 250m de haut et elles ont souvent un versant extrêmement raide et de l'autre côté une pente plus douce. Mais leur ascension reste très physique.
Pour y accéder nous empruntons d'abord une route (R 45) puis une piste. Arrivés sur le haut plateau nous pouvons admirer le canyon de Wadi Amat qui, pendant la saison des pluies, se remplit d'eau.
Ravitaillement dans le village de Al Mazyunah, ville frontière désertique, connue pour sa zone franche et son point de passage terrestre vers le Yémen.
Déjeuner sur place oú notre groupe suscite la curiosité, les omanais veulent nous prendre en photo et les enfants se précipitent à notre rencontre.
Puis nous quittons la route pour pénétrer dans le désert. Le désert, ça ne se décrit pas, ça se vit et ça se pénètre. L'aventure commence avec ces grands espaces vides et au loin les dunes qui commencent à se dessiner.
Découverte de la conduite dans le sable: c’est toute une technique. Il est important d’avoir une conduite souple sans accoup, d’étudier le terrain pour déceler la nature du sable, et le dégonflage des pneus est une étape indispensable. Il permet d’augmenter la surface de contact avec le sol, améliorant ainsi l’adhérence et la portance du 4×4. L’équilibre entre l’accélération et l’élan est crucial lors de la conduite sur sable en 4×4. Une accélération trop brutale peut entraîner un enlisement dans le sable, tandis qu’un manque d’élan peut rendre difficile le franchissement des dunes. Malgré l’expérience de nos chauffeurs, nous connaitrons quelques ensablements.
Première nuit de bivouac dans le désert. Nous arrivons juste à temps pour gravir la dune et admirer le coucher de soleil.
La nuit, c’est un magnifique ciel étoilé qui s’offre à nous, avec de nombreuses étoiles filantes traversant la voie lactée.
samedi 10 Octobre: l’aventure continue dans le désert
7H00 , les sacs sont faits, les tentes repliées, le petit déjeuner terminé, rapidement le groupe est prêt à démarrer. La matinée débute par une ascension de dunes, comme l'étape est assez courte nous pouvons marcher pieds nus.
Sensation agréable que de marcher pieds nus, de sentir le déroulé du pied, libre de toute entrave, de découvrir le travail de chaque articulation, et de pouvoir marcher sans regarder le sol et profiter ainsi de la beauté du désert. Pas de doute, le désert éveille tous les sens et nous donne de l'énergie. Marcher dans le désert c’est comme une quête de l’absolu, un défi personnel et un parcours spirituel intérieur où chacun des pas dans les dunes de sable rapproche de la connaissance de soi
L'effort physique est différent de celui en marche à la montagne mais il est rendu plus difficile par la chaleur. Le thermomètre affiche 37 degrés à l'ombre et au soleil il doit faire plus de 40 degrés. Transpiration garantie, hydratation obligatoire ( chacun porte au moins 4 litres d'eau)
Après avoir marché plusieurs heures, nous retrouvons les voitures qui nous attendent avec du pepsi glacé, du sprite glacé, du jus d’orange glacé; pur moment de bonheur, même pour moi qui n’aime pas les boissons sucrées. Nous recherchons la moindre parcelle d’ombre que nous procurent les voitures pour nous mettre à l’abri du soleil.
Ensuite, nous remontons en voiture pour continuer vers le nord près de la frontière de l'Arabie Saoudite. Salim nous fait une démonstration de conduite dans les dunes.
Pause ravitaillement en eau (nous consommons chaque jour 6 litres d’eau par personne), puis nous repartons pour nous rendre au lieu du bivouac. À peine arrivés, après avoir monté les tentes, nous entreprenons l’ascension de la dune pour admirer le coucher de soleil. Moment magique, marqué par le silence environnant, les jeux d'ombre et de lumière sur les reliefs, les couleurs changeantes sur le sable et l’émotion palpable chez chacun de nous. Le désert nous offre la chance de vivre ce moment unique pendant lequel les dunes et le ciel unissent leurs couleurs, embrasées par le soleil couchant.
Remerciement au désert qui nous accueille avec nos peines, nos soucis et les absorbe pour nous rendre plus forts.
Dimanche 11 Octobre: Arabian sand camp
Qui dit porridge au petit déjeuner, dit longue journée de marche.
Effectivement une journée fatigante nous attend; dans le désert, les distances sont souvent trompeuses, une dune qui parait proche peut demander de longues minutes de marche avant d'être atteinte car il est impossible de la gravir de face, sur son côté raide, il faut la contourner pour la gravir sur ses bords et suivre sa pente douce. Mais marcher dans le désert est une véritable méditation, il suffit de se laisser imprégner de l'énergie du lieu, d'admirer la lumière qui dessine sans cesse de nouvelles courbes et d'écouter le vent, qui lui, poursuit son travail, sculptant les dunes et effaçant les traces des pieds en quelques heures seulement. Le désert, c’est se sentir vivant, être présent, profiter de l'instant et laisser de côté tous ses soucis pour recevoir l’énergie qu’il nous offre. C’est un véritable voyage initiatique.
Non, non, il ne fait pas chaud ….
Non, non, je ne suis pas fatiguée ….
Après la pause déjeuner à l'ombre des voitures, nous repartons, assommés par la chaleur. Zaid, voyant l'état de fatigue du groupe nous annonce à mi chemin une bonne nouvelle: ce soir nous dormons dans un camp avec un vrai lit, des vraies toilettes et une vraie douche. Soirée mémorable autour du feu accompagnée de chants et d'airs d'harmonica joués par Jérôme.
lundi 12 Octobre
6h30: Rdv sous le auvent pour une séance de yoga, presque tout le monde est présent. Puis départ en dromadaire pendant une quinzaine de minutes pour Sylviane et moi, les autres préférant rester à pied, et la randonnée continue sur un terrain plus dur (ancien lac assèché)
Les voitures nous attendent quelques kilomètres plus loin pour nous amener à un point d’eau pour la pause pique nique.
On donne le nom de « Rose des sables » à cette roche ayant une apparence un peu particulière.
En effet, la forme de cette roche trouvable en plein désert ressemble, beaucoup aux pétales d’une fleur, et plus précisément d’une rose, ce qui lui a donné son nom.
Cette roche se forme grâce à la cristallisation de plusieurs minéraux à la suite de l’évaporation de l’eau.
On fait de drôles de rencontres dans le désert….
Pause déjeuner dans un écrin de verdure, au pied d’une dune avec une source dans laquelle viennent se désaltérer les dromadaires. Ce sera également une pause douche, rafraîchissante, même si l’eau est très chaude et dégage une forte odeur de soufre.
Dernier coucher de soleil sur les dunes, dernier bivouac dans le désert, dernière nuit étoilée…. Nous abandonnons l’idée de dormir à la belle étoile, des scorpions se sont invités.
Mardi 13 Octobre
Dernier lever de soleil, le désert dans sa pure beauté avec ses formes, ses courbes, ses lignes pures. Difficile de le quitter.
Nous prenons les voitures pour parcourir les 250km qui nous ramènent vers Salalah. Peu à peu, nous retrouvons la civilisation avec d’abord des pistes, puis des routes bordées de fils électriques, des camions, des voitures, puis le désert laisse place à de la végétation et à des zones de cultures bénéficiant d’un système d’irrigation ancestral.
Pause “magasin” pour faire le plein alimentaire et explorer les rayons de la supérette.
Halte à Wadi Dawkah : Cette petite réserve abrite plus de 1200 anciens arbres d’encens, ayant poussé naturellement. Pour valoriser l’espèce, l’état a planté plus de 5000 arbres Cette réserve est inscrite sur la liste du patrimoine de l’Unesco au patrimoine.
Le sultanat d’Oman produit la résine la plus rare et la plus chère au monde : la hujara, issue de l’arbre boswellia sacra. Le tronc blanchâtre de l’arbre cache une véritable mine d’or. Pour l’atteindre, on incise son écorce, le liquide qui s’en écoule se transforme lentement en larmes sous l’effet de l’air, de la chaleur et du soleil. On recueille ensuite la sève qu’on laisse reposer quelques jours. On répète cette opération trois fois par an. L’arbre est ensuite « en repos » pendant les 3 années suivantes. L’encens recueilli varie du brun doré au blanc en passant par le jaune, la résine blanche est la plus chère. Les différentes qualités s'accompagnent également de différentes utilisations. La résine blanche est considérée comme un médicament et peut même être sucée.
Nous installons les tentes et là, une surprise nous attend pour la soirée: nous allons partager un véritable repas omanais avec les cousins de Salim, bergers des hautes montagnes, vêtus de leurs tenues traditionnelles dont le khanjar: le célèbre poignard traditionnel recourbé, glissé à la ceinture, symbole de fierté et d'honneur national mais aussi utilisé comme moyen de défense si une bête sauvage attaque le troupeau car dans les montagnes, il y a des loups d’Arabie, des hyènes et des panthères d’Arabie pouvant attaquer le bétail, Assa: le bâton, souvent indispensable pour le berger omanais lorsqu'il guide ses troupeaux dans les reliefs et le fusil pour faire fuir les prédateurs.
Ils nous accueillent dans leur hutte constitué d’un plafond soutenu par 4 gros troncs de jujubier (ceux là ont plus de 200 ans et les anciens sont allés les chercher dans les oasis) puis des branchages recouvrent le plafond pour former la charpente et par dessus, à l’extérieur, une bâche en laine de dromadaire pour protèger de la chaleur puis une bâche en plastique pour protéger des pluies.
Les familles vivent dans ces huttes qui comportent 3 ouvertures, seul le mur exposé Sud, côté des pluies dominantes, ne comporte aucune ouverture. Les murs traditionnellement sont faits en pierre venant de la montagne mais les huttes rénovées utilisent des parpaings.
On est invité à déguster du lait de chamelle (ça ressemble au lait de vache), ensuite mise en bouche avec des fines lamelles de dromadaires grillées sur des pierres chaudes puis tout le monde se regroupe sur le tapis pour le repas traditionnel. Viande de dromadaire servie avec du riz et des légumes et tout le monde se sert avec la main droite dans le plat commun en tentant de faire des boulettes et de ne pas perdre trop de grains de riz. Pas facile !
Mercredi 14 Octobre: retour a salalah
D’abord dans la savane puis au bord des gouffres.
Jeudi 15 Octobre: Dernier jour
Wadi Darbat, lieu de villégiature très prisé pendant la période du kareef, offre de grandes étendues d’eau, bordées de forêts (et de cascades au moment de la mousson)
A ce jour, les touristes ont déserté le lieu et ont été remplacés par des dromadaires ainsi que des chèvres et des vaches profitant de la végétation résiduelle.
La journée se termine par du shopping dans les souks de Salalha.
Il existe plusieurs coiffes omanaises; les plus connues sont le kumma et le keffieh. Le kumma est une sorte de chapeau, de forme ronde, orné de motifs et de broderies variées, des trous y sont piqués permettant d’aérer. Le keffieh, le turban omanais que les Omanais portent enroulé autour de leur tête. Cet accessoire masculin est la coiffe officielle du pays.
Un dernier verre, et cette fois il y aura même de l’alcool !!
Vendredi 16 Octobre: c’est la fin
Allez une dernière photo pour nos guides
Nos accompagnants: Zaid, Suleiman, Salim, Raphaëlle, à l’origine de ce magnifique voyage et notre réalisateur Dany qui va réaliser un super film.
On repart avec pleins d’images dans le tête et sûrement quelques kilos en plus grâce à l’excellente cuisine de nos guides.
Un grand merci à toute l’équipe pour son magnifique travail, sa disponibilité, sa bienveillance et à chacun des participantes et participants pour votre bonne humeur et votre sociabilité. Grâce à cette alchimie, le séjour a été formidable et restera présent longtemps dans nos mémoires.
Inch’Allah….
