Madagascar et ses Paysages- 1ere Partie

Salut Vazaha, (nom malgache donné aux étrangers européens)

Je vous emmène explorer Madagascar d’Ouest en Est, à travers des décors surprenants, à couper le souffle! Au programme, se perdre dans les cathédrales de calcaire des tsingys du parc de Bemaraha, rêver le long de la sublime allée des Baobabs, se laisser bercer sur la rivière Tsiribihina, faire de magnifiques rencontres dans les villages perdus au milieu de nulle part ou se reposer au bord d’une mer turquoise dans le petit village de pêcheurs de Belo sur Mer !! La diversité et la beauté des paysages sont au rendez-vous, alors c’est parti .

" tsara ny dia “ bon voyage en malgache


A la découverte de Madagascar, l'île rouge, l'île continent, l'île de la biodiversité, l'île Paradis, l’île aux trésors, l’île aux multiples facettes , la grande île... Les superlatifs ne manquent pas. Même si j’ai été très bouleversée par la pauvreté des malgaches, je ne peux que rentrer émerveillée d’un tel voyage et ne peux que rêver d’y retourner….


Les hauts plateaux

Considérés comme les toits de Madagascar, ces hauts plateaux sont considérés comme « le grenier de l'île » : ils sont parsemés de champs maraîchers, de rizières cultivés en escaliers, à flanc de colline. Ici c’est une véritable palette de couleurs, entre le bleu du ciel contrastant avec la terre ocre, le jaune doré des herbes hautes rivalisant avec le vert vif des rizières, les contrastes sont frappants . Nous prenons la fameuse RN7, qui n’a rien d’une autoroute et qui ressemble davantage à une route de campagne française, elle traverse de petits villages typiques abritant des huttes faites de terre ou de briques rouges



Le fleuve Tsiribihina

Tsiribihina, traduit littéralement "où l'on ne plonge pas", fait partie des grands fleuves de l’ile. Il rejoint le canal du Mozambique.

Spectaculaire par la couleur de ses eaux troubles et terreuses, entre le rouge et l’ocre, il contraste avec les rives verdoyantes des rizières et les falaises recouvertes de végétation. Cette couleur provient de la latérite, pierre très présente dans la région qui colore la terre, les maisons et également les cours d’eau. La quiétude du fleuve contraste avec l’activité des malgaches sur les berges du fleuve, transformées en rizières au fur et à mesure que le niveau d’eau baisse. Cette eau regorge de crocodiles qui paressent sur les berges mais cela n’empêche pas les enfants de sauter dans l’eau, de jouer, de se laver, de faire lessive ou la vaisselle et malgré le fait que le crocodile soit un animal très craintif, s’éloignant au moindre bruit, il arrive quand même des accidents.

Durant la croisière de 2 jours, nous gouterons à la fraicheur d’une cascade aux eaux bleu turquoise….

… nous dormirons en bivouac sur les berges ensablées du fleuve, nous chanterons et danserons (ou plutôt essaierons) au rythme de la danse Kilalaky autour d’un feu de camp avec des malgaches des environs, venus passer la soirée avec nous …

… nous vivrons au rythme du soleil et de ses magnifiques lumières qui ponctueront nos journées du lever du soleil au coucher …

…. nous scruterons les rives à la recherche d’oiseaux, de crocodiles, de lémuriens se nourrissant dans les arbres …


… et surtout, nous irons à la rencontre des villageois vivant au bord du fleuve et interrompant leurs tâches pour nous accueillir dans la joie et nous faire découvrir leurs villages.

Au courant des années 80, ses riverains ont commencé à exploiter le fleuve pour s’approvisionner et aussi pour transporter des marchandises, surtout le tabac. Ils profitent également des bateaux touristiques qui remontent le fleuve à vide pour revenir à leur destination de départ et charger d’autres touristes

Pour nous le trajet prend fin Le trajet prendra fin à Belo sur Tsiribihina ou nous accostons pour continuer sur le Tsingy du Bemaraha et visiter les gorges de la Manambolo


Les gorges de la Manambolo

Petite ballade en pirogue le long de la Manambolo pour longer les falaises de 80m de haut, recouvertes de forêts primaires et visiter les grottes du coin, parées de concrétions calcaire de type stalactite et stalagmite. Notre pirogue remonte le fleuve, se faufile entre une multitude de cavernes, dont certaines peuvent cacher des crocodiles, mais nous les verrons pas.

Les rives de ce fleuve abritent de nombreuses espèces d’oiseaux mais également des vestiges de tombeaux, cachés dans les falaises et des sépultures datant de l’époque des vazimba ( les premiers habitants de l’ile) .


Le Parc national Tsingy de Bemaraha

Enfin la visite tant attendue des Tsingy de Bemaraha, un site touristique qui attire plus de 20000 visiteurs par an. Le Parc des Tsingy du Bemaraha est un parc classé par l’Unesco, il se divise en deux, les « Petits Tsingy » et les « Grands Tsingy » en fonction de la hauteur maximale des pointes de calcaire (30 et 60 mètres respectivement).

Quelle est l’origine de ces formations calciques? Il y a 200 millions d’années le plateau du Bemaraha était entièrement recouvert par la mer. Les coquillages et les coraux morts se soudèrent entre eux lentement, formant des couches successives pendant plusieurs dizaines de milliers d’années. (On trouve ainsi des empreintes de coquillages alors qu’on est à 100km de la mer! ) Enfin, il y a 5 millions d’années, un autre type d’érosion est venu parachever le tableau : celle de la pluie. Légèrement acide, celle-ci ruisselle le long de la roche, ronge le calcaire et crée les fameux lapiez, ces arêtes acérées de couleur grise appelées Tsingy

Dans cette région, habitent les Sakalawa, une population descendue de la tribu Vazimba qui vient de l’Afrique, plus précisément du Mozambique. La population Sakalawa est une population très jeune avec 14 000 habitants recensés, dont 70% des enfants et le taux d’analphabètes est très élevé (environ 70%) . Malgré l’existence des tsingy qui attirent des touristes, les sakalawa restent très pauvres. Autrefois, ils vivaient de l’élevage bovin et de l’agriculture mais depuis une dizaine d’année, le climat a changé: il y a de moins en moins de pluie, les rizières se sont asséchées et les récoltes ont beaucoup diminué et sont devenues insuffisantes pour nourrir la population sakalawa.

Un autre facteur très inquiétant et très grave est le vol de zébus par des bandes d’individus violents (les dahalos), déterminés et armés qui sèment la violence et n’hésitent pas à tuer. La raréfaction du cheptel a énormément augmenté sa valeur et la tradition, qui voulait que le jeune homme vole un zébu pour prouver sa virilité et son courage, acte préalable à toute demande en mariage, s’est transformée en un véritable trafic à grande échelle.

Or, à Madagascar, le zébu a un rôle capital dans la vie des malgaches: d’un point de vue social, posséder un zébu est un signe de richesse. En effet, la majorité des habitants vit avec moins de 40€ par mois. La vente d’un zébu rapporte environ 120€ à son propriétaire. D’un point de vue agricole, le zébu piétine les rizières, ce qui facilite le travail du paysan mais surtout, le zébu est un grand un producteur de fumier, indispensable à l’agriculture. Moins de zébus, moins de fumier et les terres, n’étant plus fertilisées par le fumier, se sont appauvries et les récoltes ont diminué. Pour pallier à cette baisse, les paysans défrichent des parcelles de forêt et les brûle (tzavy,) mais ces friches, mises en culture deviennent rapidement improductives , elles sont alors abandonnées pour d’autres zones, de nouveau défrichées et brulées, et le cercle vicieux commence. La déforestation est irréversible et elle amplifie le problème de réchauffement climatique, qui lui même aggrave la pauvreté des paysans.

La région de Bemaraha est défavorisée par le gouvernement car le taux de participation aux élections est très bas et contrairement à ce que la population espérait obtenir grâce à l’apport du tourisme, les droits d’entrée dans le parc ne profitent qu’au gouvernement. Les villages et communes alentours sont restées presque les mêmes. Aussi, en Aout 2018, le maire du village de Bekopaka, un des villages permettant d’accéder au site, a réalisé des actions d’envergure pour alerter les autorités, réclamant au gouvernement le reversement de 50% des droits d’entrée afin de réaliser des travaux de développement dans les communes et d’aider la population locale. De cette opération “coup de poing”, des projets d’installation d’infrastructures ont été promis jusqu’en 2020.

Dans le village de Bekopaka, l’école est gratuite mais seulement 50% des enfants vont à l’école primaire car les parents ne peuvent pas payer les fournitures scolaires à leurs enfants (fournitures se limitant à un cahier et un crayon) et parmi ceux qui font le 1er cycle, seulement la moitié continue vers le secondaire. Mais après 2 ou 3 ans, ils doivent abandonner leurs études car les parents ne peuvent pas subvenir aux dépenses. Les jeunes filles commencent à se marier à partir de l’âge de 14 ans, espérant fonder un foyer et avoir une vie meilleure, mais malheureusement, les jeunes hommes n’ont rien à leur offrir, si ce n’est des enfants, ce qui aggrave leurs précarités. Une des clefs d’aide pour ces populations démunies, passerait par la régulation des naissances et l’éducation des enfants.

Les Petits Tsingy sont plutôt faciles d’accès car l’entrée se situe au village de Bekopaka et le cheminement dans ce labyrinthe de canyons se fait facilement.

Les Grands Tsingy eux, sont seulement à 17km de Bekopaka mais demandent de faire 1h30 de piste chaotique pour les atteindre, sous escorte policière. A cause de la qualité désastreuse de la piste, le parc n’est ouvert qu’en saison sèche et ferme en saison des pluies. Les Tsingy, (signifiant « se mettre sur la pointe des pieds ») se présentent comme de véritables cathédrales de calcaires, hautes de 60m et sont constituées d'un réseau très dense de failles, de crevasses, de blocs de calcaires sculptés en lames ou en aiguilles acérées. Ces massifs de pics sont impénétrables et ces canyons possèdent certainement de nombreuses espèces inconnues de la science, et il y a énormément à découvrir… encore faut ­il y arriver: seulement 10% du massif est exploré tant les conditions d’accès dans ce labyrinthe sont impossibles ! A la fin de la saison des pluies, le fond de tous ces canyons est noyé sous plusieurs mètres d'eau.

Ces massifs sont assez sportifs à explorer et très vite, la montée se transforme en via ferrata avec presque 50 à 60m de vide derrière nous et demandent de gravir des échelles, de ramper sous les parois, de se faufiler entre les failles, mais quel spectacle quand on atteint le sommet Puis, vient le moment du passage sur le pont suspendu: petit pont de 10-12m en corde et lattes en bois avec en dessous, les canyons des Tsingy qui attendent patiemment le premier qui tombera! La descente n’est pas forcément plus facile, on rampe, on glisse, on saute. Certains passages entre les rochers sont très étroits au point qu’une personne un peu corpulente ne passerait pas.
Dans les rares poches de terre emprisonnées entre les récifs, nichent des variétés d’arbres contrastant nettement avec le gris monotone du calcaire alentour.


Madagascar et ses arbres sacrés, les baobabs

Le baobab, arbre emblématique de Madagascar est un arbre majestueux et fait partie des espèces protégées. Pouvant atteindre jusqu’à 30 mètres de haut, le baobab est un arbre d’une extraordinaire longévité; certaines espèces peuvent en effet vivre au-delà de 800 ou 1000 ans. À Madagascar, plus de 6 spécimens sont répertoriés dont certains sont menacés à cause de la déforestation massive qui les atteint directement ou indirectement. Deux des 6 espèces présentes à Madagascar sont en voie d’extinction et deux autres sont en grand danger. Des efforts et des réflexions portent sur la préservation de ces espèces.

Le baobab est un arbre très massif, doté d’une minuscule frondaison en forme de parasol à son sommet et son tronc peut avoir un diamètre de plus de 10 mètres. il perd ses rares feuilles en saison sèche et pendant la saison des pluies, il stocke de grandes quantités d’eau dans son tronc, qui prend souvent une allure de bouteille, voire dans certains cas, de ballon de baudruche, mais cela lui permet de supporter des conditions climatiques extrêmes. Sa racine, toute droite comme une carotte sous terre, est aussi longue que son tronc. Et les termites ne l'attaquent pas à cause de son tronc gorgé d'eau ( les termites préfèrent les troncs secs ).

Le bois des baobabs, spongieux et friable, n'a quasiment aucune utilité ce qui a permis à ces arbres de traverser les siècles sans être trop inquiétés par l'exploitation humaine. Les fruits, de grosses baies à la saveur acidulée, (dont la pulpe, riche en vitamines, permettait aux navigateurs de prévenir le scorbut) sont en revanche consommés par de nombreuses populations. Leur récolte est périlleuse car il faut gravir la paroi lisse du tronc pour les atteindre. On observe fréquemment une succession de trous dans l’écorce dans lesquels les jeunes malgaches enfoncent des barreaux de bois pour se hisser jusqu’aux branches.

Les baobabs font partie du paysage et leurs tailles varie selon les espèces, on trouve dans le bush, quelques spécimens plus petits et plus élancés

Entre mythe et réalité, le baobab des amoureux

Pointant le ciel avec ses branches effilées agrémentées de rares feuillages, le baobab amoureux est fascinant avec ses deux troncs entrelacés tels deux amoureux inséparables.

Selon certaines anecdotes, ce joyau de la nature porterait chance aux couples qui viennent se promener à ses pieds. La légende raconte même que les amoureux qui s’unissent au pied de ce colosse au tronc satiné ne peuvent défaire leur union que sur le site

L’allée des baobabs est le plus grand alignement de baobabs de tout le pays. En bordure de la route, se dresse une douzaine de baobabs des plus majestueux. A l'aube et au crépuscule, ces baobabs offrent une vue spectaculaire. Du haut de leurs 30 mètres, ces géants dominent une prairie de graminées. Ce paysage somptueux a été classé « patrimoine national » par les autorités de l'île. On peut observer dans cette allée l'une des plus belles espèces de baobabs et souvent les autochtones viennent déposer des offrandes au pied des arbres en l’honneur de leurs ancêtres.


Belo sur Mer

Belo sur Mer est l’endroit idéal pour se reposer des longues heures de pistes chaotiques qui traversent la savane et les forêts de baobabs et profiter du spectacle incessant des pirogues qui partent et reviennent de la pêche.

Le peuple Vezo, qui vit sur cette partie de la côte malgache au sud de Morondava, ne fait qu’un avec la mer. Ce sont des pêcheurs semi-nomade qui embarquaient traditionnellement avec leur famille durant la saison sèche (près de 4 mois par an) pour suivre les bancs de poissons. Leurs campements se limitaient alors à quelques tentes, réalisées à partir des voiles tendues sur des perches de bois.

Aujourd'hui, les Vezo sont devenus plus sédentaires et partent moins nombreux dans ces campagnes de pêche. Ils pêchent toute l’année et de manière plus intensive entre juin et septembre pendant la saison hivernale; ils émigrent alors durant cette saison vers le large dans les nombreuses petites îles où les poissons trouvent refuge loin des côtes. Pour atteindre les récifs, ils utilisent une pirogue à balancier équipée d’une voile carrée fabriquée à partir de sacs de riz assemblé et tendue entre deux mats . Les techniques de pêche ainsi que les matériels sont restés traditionnels (harpons, piques, filets). Outre la pêche aux filets, les Vezo pratiquent également la pêche à l’hameçon, à pied pour trouver des coquillages, oursins, poulpes…mais aussi la plongée en apnée pour débusquer au harpon les poissons cachés dans les crevasses: les enfants sautent à l'eau, équipés uniquement d'un masque et font signe au pêcheur dans la pirogue lorsqu'ils repèrent du poisson ; le pêcheur jette alors son filet. Souvent, la récolte est maigre et malheureusement des accidents sont à déplorer.

Mais à Bélo, les Vezo ont deux métiers, ils sont aussi charpentiers de marine et Bélo sur Mer est réputé pour son chantier naval, totalement artisanal. Ces maîtres de la marine construisent des goélettes de manière traditionnelle, sans électricité ni outillage moderne suivant un modèle du XIXème siècle et la construction d’un gros bateau est un travail de longue haleine et peut demander jusqu’à sept années de travail. Ce savoir faire est transmis de génération en génération. Chaque famille a pour objectif de construire sa propre goélette et de l’affréter pour compléter son maigre revenu issu de la pêche ; rares sont les jardins où il n’y a pas quelques coques en chantier.

Pendant que les hommes du village pêchent dans le lagon, les femmes, restées au village attendent la marée basse pour s'aventurer à pied sur le récif découvert.

Elles ramassent des coquillages cachés entre les blocs de coraux. Ces produits seront ensuite séchés ou salés au village avant d'être consommés ou vendus. Ils peuvent aussi être commercialisés frais ou encore être échangés contre diverses denrées sur les marchés locaux.

Sur la plage les enfants jouent avec des répliques très réalistes de goélettes et de pirogues, pendant que leurs parents s’affairent à la construction de leurs boutres


Mais depuis quelques années, la vie des Vezo a changé; de nombreuses populations ont immigré sur la côte pour vivre de la pêche et se sont sédentarisées dans des villages le long du rivage. L'exploitation des ressources du lagon est donc devenue constante tout au long de l'année, limitant leur renouvellement et la demande de poisson s'est considérablement accentuée; les déséquilibres écologiques liés à la surexploitation de certaines espèces se font sentir.

L'augmentation de la pollution et la destruction des coraux piétinés par les pêcheurs ont amplifié le phénomène. Dans le lagon, le récif se dégrade, le poisson se raréfie... Que deviendront les Vezo si les ressources marines ne leur permettent plus de nourrir leurs familles ?


Madagascar et ses animaux

La Faune de Madagascar est d'une richesse inouïe. Madagascar est réellement considéré par tous les scientifiques comme un sanctuaire de la nature. Ici vivent et poussent des espèces uniques au monde, tant dans leur forme que dans leur nombre. C'est à Madagascar que l'on rencontre les variétés les plus diverses de lémuriens (qui ont par ailleurs pratiquement disparu du reste du monde), et les deux tiers des espèces de caméléons existantes au monde sont à Madagascar

Le lémurien, primate endémique de l’île, est une sorte de petit singe et c’est l’animal emblématique de la grande île, il existe une centaine d'espèces de lémuriens à Madagascar. Certains, sont bruns, d'autres ont la fourrure rouge, d'autres encore sont tout blanc, d'autres sont complètement gris ou ont une fourrure noire et blanche qui tranche avec la couleur de leurs yeux qui peuvent être orange, vert ou noir selon les espèces.

Les lémuriens, sont en grand danger à plus ou moins court terme. Les causes sont multiples:

  • la disparition du milieu naturel et la déforestation: la forêt fait place au “tzavy,” (la culture sur brûlis), le ramassage du bois pour la cuisine, les feux de brousse; à cela, il convient d’ajouter l’exploitation illicite des bois précieux, et les exploitations minières sauvages.

  • Mais l’autre principale cause de disparition des lémuriens de Madagascar est le braconnage dont ils font l’objet, ils sont chassés pour leur viande mais aussi pour alimenter un trafic illégal d’animaux sauvages.


Vivant habituellement dans les arbres, le sifaka est reconnaissable par son épais pelage variant du blanc au noir et sa longue queue, plus longue que son corps. Le sifaka est le plus évolué des lémuriens. Par sa taille et son poids, de 3,7 à 4,3 kg, il se situe derrière les Indris.

Il vit en petits groupe de 2 à 6 individus, dominés par une femelle. Il se déplace par bonds sur deux pattes, d’arbre en arbre, les bras écartés afin de conserver l’équilibre. S’il se nourrit de feuilles et de fruits, Il ne boit pas. Il s’hydrate en absorbant la rosée et l’humidité des feuilles qu’il consomme. Cette espèce, qui est l’une des plus menacées à cause de la chasse, a fait l’objet à partir de 1994, à l’initiative du parc zoologique de Paris, d’un programme d’élevage en captivité. La réussite de ce programme de reproduction a permis de sauver l’espèce.


L’ “indri indri” vit en groupes familiaux de 2 à 5 individus. Le mâle et la femelle adultes vivent ensemble pour toute la vie, avec leur petit. La femelle domine et c'est elle qui décide de la direction que le groupe doit prendre à travers la forêt. Le mâle défend la famille contre les dangers.

Les petits indris naissent en mai et nous avons eu la chance de voir un petit accroché à la fourrure de sa mère. Une femelle donne naissance à un seul bébé tous les 2 ou 3 ans, qui reste accroché à sa mère pendant 8 mois, âge à partir duquel il est capable de se déplacer par ses propres moyens à travers les arbres.
L'indri devient adulte à l'âge de 7 à 9 ans. Personne ne sait combien d'années il peut vivre, quoique son espérance de vie soit supposée entre 25 et 40 ans.
Les indris sont en activité durant la journée. Ils se réveillent plusieurs heures après l'aube et choisissent le lieu où ils vont dormir 2 à 3 heures avant le coucher du soleil. Ils ne bougent pas la nuit, sauf s'ils sont menacés par des vents violents ou par des prédateurs.
Le chant de l'Indri s'entend dans un rayon de 2 km. Les Indris communiquent entre eux en chantant. Ils envoient des messages à leur famille ou à d'autres groupes. Il ne descend que très rarement à terre. Il se nourrit de 32 espèces différentes de feuilles dont il peut consommer jusqu’à 1,5 kg. par jour. C’est ce qui rend son élevage en captivité impossible et pour cette raison, il risque de disparaitre car son espèce est très menacée

Emblème de Madagascar, les makis se reconnaissent aisément à leurs queues annelées de noir et de blanc. Lorsqu’ils se promènent au sol, ils la tiennent en l’air comme un point d’interrogation.

Le lémurien roux a un pelage entièrement marron avec un ventre plus clair. Ce lémurien vit dans des groupes familiaux de 4 à 5 individus, ce groupe est dominé par la femelle et les rapport sociaux sont largement basés sur les odeurs corporelles. Pour cette raison, si l’homme venait à toucher un membre du groupe, celui ci serait alors exclu du groupe car il perdrait à tout jamais son identité olfactive. Des glandes situées sur les poignets et le postérieur permettent de déposer des odeurs de marquage pour délimiter le territoire.


Le caméléon, autre animal emblématique et endémique à Madagascar

Madagascar abrite plus de la moitié des 150 espèces de caméléons. Les caméléons sont des reptiles de petite ou de moyenne taille, de couleurs différentes et ils sont connus pour leur capacité à changer complètement de couleur. Contrairement à ce que l’on croit, un caméléon ne change pas de couleur pour s’adapter à celle de son environnement. En fait, la couleur est utilisée par le caméléon pour traduire des émotions, défendre son territoire, ou communiquer avec ses semblables.

Ces geckos ont un camouflage remarquable. Inactif le jour, ils ne bougent que quand ils sont dérangés.Les avez vous trouvés ?


Les caméléons défendent leur territoire et sont agressifs envers les membres de leur propre espèce. Ce sont des chasseurs opportunistes, capables d’attendre pendant des heures qu’une proie passe à la portée de leurs longues langues. La plupart des caméléons pondent des œufs.
Dans certaines zones de Madagascar, les habitants prêtent aux caméléons des pouvoirs magiques et le don de voir l’avenir ; ils en ont souvent peur pour cette raison.


Le crocodile, le pays n’abrite qu’une seule espèce de crocodile. Il s’agit du crocodile du Nil.


La tortue étoilée, appelée aussi tortue radiée, est originaire du sud de Madagascar; elle est considérée comme l’une des plus belles tortues du monde. Elle possède une carapace sombre et bombée, avec des dessins en forme de rayons de soleil. Elle peut mesurer jusqu’à 50 cm et a une durée de vie entre 60 et 100 ans.

Bien que centenaire, la tortue étoilée est une espèce menacée, par la destruction de son habitat naturel.  Victime du braconnage pour sa viande, et de sa vente sur le marché des animaux domestiques, elle est protégée par les malgaches qui considèrent que la tortue étoilée comme un « fady » (interdit) et ne la consomment pas.





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